C’est le titre d’un récent ouvrage de François Boëdec, s.j. sous-titré Libres propos sur l’espérance. Envoyé depuis peu en mission à l’université jésuite de Beyrouth, sa méditation s’inspire de la brûlante actualité de ce Moyen et Proche Orient en guerre.
« Ici, comme sans doute dans tous les pays en guerre, l’espérance n’est pas objet de réflexion, elle s’impose quasi charnellement, corporellement…
Il y a des croix et des passions qui paraissent ne jamais prendre fin, et des résurrections qui semblent tellement tarder à se réaliser. Passer du désespoir à l’espérance, de la crainte à la confiance, c’est le chemin de la foi. Celui que les femmes ont parcouru au matin de Pâques. La nouvelle de la résurrection arrive comme par effraction dans l’histoire de l’humanité.
Elle déplace et remue ce qui semblait arrêté pour toujours. Sommes-nous des hommes et des femmes de la nouveauté pascale ? Etre des hommes et des femmes de tenace espérance, n’est-ce pas ce à quoi le Ressuscité nous invite ? »
Et le livre se termine par cette confidence : « J’ai laissé dans ma marche dans les rues encombrées de Beyrouth, résonner comme une promesse ces mots entendus les jours de feu et de chaos : ‘ Le sang se lave avec des larmes, pas avec du sang, la paix gagnera à la fin.’ Le royaume de Dieu, l’espérance rendue aux hommes, se cache derrière la croix. Derrière ce mystère d’un amour qui n’a pas fini de relever le monde.»
Christiane Conturie






